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À la découverte du CBD

Depuis des millénaires, le chanvre est utilisé pour ses différentes pratiques et notamment pour ses vertus médicinales. Cependant, ces effets psychotropes plus ou moins puissants lui sont souvent reprochés et difficilement mesurables.  L’avenir de la science du chanvre se porte essentiellement à mettre en avant ses capacités thérapeutiques et comprendre les éléments qui allègent les symptômes et les douleurs dues à certaines maladies. Nous vous proposons un résumé de quelques pionniers qui ont pu révéler ces facteurs.

William B. O’Shaughnessy, médecin et scientifique irlandais, mène une étude dans les années 1830 en s’inspirant de la culture indienne du chanvre. Les thérapeutes de l’Ayurvéda (reconnue pour être la plus ancienne médecine du monde) utilisent la résine de chanvre mélangée à du ghee (beurre clarifié) comme tonifiant. Le Dr O’Shaughnessy  étudie ce remède et élabore des tests sur des petits mammifères. Il décide ensuite d’en prescrire à des patients indiens souffrant de maladies complexes (hydrophobie, choléra, épilepsie, rhumatisme et tétanos). Les malades se sentent mieux et leur santé se stabilise progressivement. Il considère qu’avec « le chanvre la profession a gagné un remède anticonvulsif d’une grande valeur » (O'Shaughnessy 1839). En 1842, il collabore avec le pharmacien britannique Peter Squire pour créer une extraction du chanvre Indica. Ils évaluent le traitement comme efficace, cependant à utiliser avec vigilance, car l’irrégularité des principes actifs contenus dans la plante ne peut être encore contrôlé et qu’ils peuvent provoquer des ivresses. Le Squire Extract devient alors le premier remède à base de chanvre commercialiser en Angleterre. Progressant rapidement, il est le remède miracle contre les maladies du XIXe siècle. Il se propage ensuite en Europe et aux Etats-Unis utilisés notamment pour faire barrière à l’épilepsie et les spasmes douloureux. En 1860, l’Ohio State Médical Society a énuméré dans une étude (la première étude sur le cannabis en Amérique du Nord) des affections cliniques traitées avec succès par les effets psychoactifs du chanvre. De 1839 à 1900, plus d’une centaine d’articles décrivant les vertus médicinales de la plante sont publiés dans les journaux scientifiques.

 

La découverte du CBD - Energie CBD

 

En 1938, le chimiste britannique Robert S. Cahn rapporte la structure partielle du cannabinol (CBN) et la rend en officielle en 1940.  Durant la même année, le biochimiste américain Roger Adams et son collègue Alexander Todd isolent pour la première fois la molécule de CBD. Chercheur et professeur à l’université de Harvard, Roger Adams poursuit ses études jusqu’à synthétiser la molécule de CBD et de CBN. Il identifie le tétrahydrocannabinol (THC) en modifiant sa structure moléculaire. Cependant, il ne pourra expliquer ce procédé, de plus le manque de connaissances sur les structures des molécules et une compréhension approximative de la composition de la plante limitent les recherches. Roger Adams est un brillant scientifique accueilli à Harvard pour étudier dès l’âge de 16 ans. En 1939, il consacre son travail principalement sur le fonctionnement des composants de la plante de cannabis et ses interactions avec le cerveau. Aux Etats-Unis, la Marijuana Tax Act de 1937 met un frein au secteur d’activité et à la poursuite de ses recherches.

L’allemand Walter Siegfried Loewe le rejoint après avoir quitté son pays dû à la montée du nazisme. Il réalise des tests sur des petits mammifères pour étudier les éléments chimiques de synthèse extraient de la plante. En 1942, il publie un texte intitulé « Les principes actifs du cannabis et la pharmacologie du cannabinol ». En comparant les effets du THC et du CBD, il a pu affirmer que le CBD ne provoque pas d’effets psychotropes similaires au THC.

 

La découverte du CBD - Energie CBD

 

Dans les années 1960, le chimiste israélien Raphaël Mechoulam considéré comme « le père de la recherche sur le chanvre », a identifié les cannabinoïdes (THC, CBD) comme terpénoïdes et non comme alcaloïdes. Hypothèse qui a longtemps éloigné la science du bien-fondé. Cette découverte a permis d’éclaircir les analyses liées à l’agissement des cannabinoïdes sur le cerveau. Le système endocannabinoïde est alors détecté : des cannabinoïdes produits naturellement par l’organisme humain. En 1990, le premier récepteur CB (CB1) est cloné dans le système nerveux central puis les recherches aboutissent à la découverte d’un autre neuro récepteur CB2. Les études s’interrogent encore sur d’éventuels messagers similaires. Les endocannabinoïdes permettraient aussi d’activés d’autres récepteurs comme les vanilloïdes. Cette complexité d’interaction que représente le système endocannabinoïde permet d’élargir les possibilités thérapeutiques concrétisées par la plante de cannabis.

Durant une longue période du XXe siècle, les recherches ont dû être freinées conséquence de l’engouement destiner à diaboliser le chanvre. Le retard est conséquent et la science voue aux cannabinoïdes des opportunités thérapeutiques infinies. L’essor des études récentes affine de plus en plus les connaissances sur la plante, mais nécessite encore quelques efforts de certains pays qui ont pourtant longtemps suivi son histoire. 

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